Faut-il imposer la portabilité des crédits immobiliers, comme le recommande la FNAIM ? Non, répond...
Taux : une instabilité à laquelle on va devoir s’habituer
La présidente de la Banque Centrale Européenne, Christine Lagarde, déclarait il y a quelques jours que l’attitude des États-Unis avait provoqué un électrochoc au sein de la zone euro, appelant à une nécessaire remise en question. Ourlés d’une certaine ironie, ces propos n’en sont pas moins porteurs de sens. Mais pour que ce sursaut soit réellement bénéfique, deux conditions s’imposent : l’unité et la persévérance collective. Analyse par Bruno Rouleau, Délégué Général de la Fédération du Courtage en Crédit.
Si cette entame s’impose, c’est que le sujet du logement, grave en France, l’est tout autant dans l’ensemble de l’Europe.
Il va donc falloir réussir à mener de front plusieurs défis : la relative souveraineté technologique et industrielle, la réponse aux besoins des européens, le réarmement dissuasif, et la gestion de la dette. Et c’est là que l’enjeu est sans doute majeur.
S’agissant de l’impact de ces éléments sur notre baromètre des taux, qui affiche pour février la poursuite de d’une légère remontée des taux sur toutes les durées, il est durablement à prendre en considération quant à son aspect psychologique sur la confiance des ménages, aux capacités des banques de satisfaire à la fois les besoins de capitaux et en même temps les contraintes réglementaires qui les encadrent.
Depuis 2 mois, les fourchettes d’écart entre les taux moyens et les taux négociés se sont élargies.
Preuve que les banques veulent garder la main sur le choix des clientèles captées au travers le prêt immobilier. A noter que les prêts relais sont proposés avec des conditions en net repli, mais avec peu de demandes.
Cela donne donc :
- Prêts relais : entre 3,45 et 4,00 % (taux indiqués hors assurance de prêt)
- Prêts sur 15 ans : entre 3,30 % et 3,90 %
- Prêts sur 20 ans : entre 3,35 % et 4,10 %
- Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,40 % et 4,30 %.