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Taux : les banques et les emprunteurs au milieu du gué

Rien de pire que l’incertitude et l’instabilité, surtout lorsque les opérateurs n’ont pas de prise sur les éléments pouvant perturber les prévisions. C’est bien cela qui chagrine tout le monde en ce moment. Analyse de la conjoncture des taux des crédits immobiliers par Bruno Rouleau.

Le marché immobilier ne connait pas la dynamique espérée des professionnels dans la transaction, et cela alimente la remontée des prix – pas partout mais parfois de façon significative dans les zones tendues -.

On ne parle même plus de la production du marché du Neuf.

Et quant au marché locatif, tandis que s’approche la période des recherches de logements pour les étudiants en vue de la rentrée de septembre prochain, les annonces gouvernementales, pour la réintégration des locations classées en G, sèment le doute (sur la durée de cette disposition, sur les aides quant aux travaux engagés, sur l’estimation des biens à vendre…) autant dans la tête des bailleurs, que des professionnels de l’immobilier, voire que des potentiels locataires eux-mêmes.

Il n’en faut pas moins pour plonger les banques dans l’hésitation.

Les fourchettes de taux selon les durées restent larges, toujours pour maitriser la capacité de dérogation pour les dossiers recherchés par les banques, mais avec des accords moins faciles à obtenir et dont la durée de validité a été raccourcie à quelques jours parfois.

Pour notre baromètre, cela donne pour ce début du mois de mai :

  • Prêts relais : entre 3,40 et 4,50 % (taux indiqués hors assurance de prêt)
  • Prêts sur 15 ans : entre 3,30 % et 3,80 %
  • Prêts sur 20 ans : entre 3,45 % et 3,95 %
  • Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,55 % et 4,10 %.